Informations Générales
Mosteiro do Salvador de Freixo de Baixo 
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  • Nom: Monastère du Sauveur de Freixo de Baixo
  • Typologie: Monastère
  • Classement: Monument National, en vertu du Décret 25 513, DG 138 du 18 juin 1935
  • Commune: Amarante
  • Jour de la Fête du Saint Patron: Divin Sauveur - 6 août 
  • Horaire de la Messe: Dimanche - 9h00 
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire  
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488   
  • Télécopie: 255 810 709   
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt   
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Rua do Mosteiro, Freixo de Baixo, Amarante, Porto.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 17' 57.01" N / 8° 7' 20.18" O 
Histoire
Histoire
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Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)L'origine du Monastère de Freixo de Baixo est antérieure à 1120 et est liée aux parrainages de famille habituels, comme l'affirme l'auteur de la Chorographie portugaise en 1706 : "fondé vers 1110 par Gotinha Godins, l'épouse d'Egas Hermigis le Brave, les beaux-parents d'Egas Gozendes, qui vécut au temps du roi Afonso VI".

Les chroniqueurs des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, dont le prêtre Nicolau de Santa Maria (? -1675), révèlent  moins de certitude car, pour expliquer l'origine des monastères de Mancelos et de Freixo de Baixo, ils ne citent que la bulle de Calixte II (p. 1119-1124) et ajoutent "nous n'avons pas d'autres renseignements".

Le Monastère est érigé dans la vallée qui délimitait les municipalités de Santa Cruz de Ribatâmega et de Basto et par où passait, encore au XVIIIe siècle, la plupart du trafic entre la région de Minho et celle de Trás-os-Montes. Freixo de Baixo fut annexé (avec son presbytère de São Miguel de Freixo) au couvent dominicain d'Amarante en 1540.

Bien que profondément modifié pendant les temps modernes, et ayant subi une importante intervention de restauration entre 1941 et 1958, pour lui redonner ce qui semblait être son "style primitif", l'ensemble monastique encore existant est toujours extrêmement important dans le contexte du roman de la vallée du Tâmega.

La présence des fondations de l'ancien narthex et les traces de l'ancien cloître, ainsi que le puissant clocher, donnent à cet ensemble une monumentalité et un caractère exceptionnel dans le contexte de l'architecture romane au Portugal.

À l'intérieur règne la sobriété, avec des parements lisses et épurés, le granit dominant dans toute son exubérance. L'esthétique classicisante de l'arc triomphal dénonce aussitôt la rénovation du sanctuaire et d'une partie de la nef pendant l'époque moderne.

Il faut mentionner la fresque qui se trouve aujourd'hui sur un support mobile et que l'on peut observer sur le mur nord de la nef. Il s'agit d'une scène de l'Épiphanie du Seigneur (Matthieu, 2: 1-12), attribuée à l'atelier dirigé par le Maître de 1510, également responsable de certaines peintures à Saint-Mammès de Vila Verde (Felgueiras) et à Saint-Nicolas de Canaveses (Marco de Canaveses).

Bien qu'il y ait eu, tout au long du XVIIIe siècle, un certain nombre d'interventions visant à la préservation et à la modernisation esthétique de l'Église, il n'en reste aujourd'hui que le retable principal, en bois sculpté de style baroque national, auquel un trône, une prédelle et un devant d'autel furent plus récemment ajoutés.

Chronologie
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Avant 1120 - Fondation du Monastère de Freixo de Baixo.

1379 - Date inscrite sur l'épigraphe funéraire de l'abbé Afonso.

1540 - Le Monastère de Freixo de Baixo est annexé au couvent dominicain d'Amarante.

1758 - L'Église de Freixo de Baixo avait trois autels, à savoir, le maître-autel et deux autels latéraux.

1864 - Le Monastère de Freixo de Baixo était en bon état de conservation.

1935 - L'Église de Freixo de Baixo est classée Monument National.

1941 – Début des travaux de restauration.

1958 - Édition du Bulletin n° 92 de DGEMN - Direção Geral dos Edifícios e Monumentos Nacionais [Direction Générale des Bâtiments et Monuments Nationaux], sur l'intervention à Freixo de Baixo.

1971 - Définition de la zone de protection spéciale de l'Église de Freixo de Baixo.

2010 - Intégration du Monastère du Sauveur de Freixo de Baixo dans la Route du Roman.

2015 - Travaux de conservation et de restauration du retable principal et de la peinture murale, dans le cadre du projet de la Route du Roman.

Travaux Spéciaux
Architecture
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Son clocher, de proportions imposantes et formé d'assises de pierres de taille en granit, toutes de la même hauteur, se compose de trois baies d'accès.

Sur le portail (simple et en plein cintre) orienté vers l'ancien narthex, les modillons, les larmiers et les marques quadrangulaires témoignent de l'existence d'un porche.
Plan du Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)

Au niveau du portail qui s'ouvre sur le côté sud de l'Église, c'est-à-dire, sur l'espace où se trouvait jadis le cloître, les deux pierres de taille sculptées dénoncent une réutilisation : avec un déploiement horizontal, la pierre de taille qui se termine sur un denticulé en bas et, sur celui-ci, un corbeau (?) réutilisé, orné d'un motif floral stylisé.

Sur un plan supérieur, de tous les côtés du clocher, s'ouvrent deux arcs en plein cintre qui enrichissent les façades, abritant les cloches, mais assumant également des fonctions d'éclairage et de ventilation de l'espace intérieur. Prolongeant les impostes de ces arcs, une frise se déploie et contourne la tour.

Il ne reste plus que les fondations du côté sud de l'ancien narthex, mais sa mémoire demeure encore présente dans la conception du petit mur qui délimite l'actuel parvis de l'Église. L'élément le mieux préservé de l'ancien temple roman est donc la façade ouest.

Façade principale du Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)

Cette façade, surmontée d'un pignon angulaire, est couronnée d'une simple petite croix terminale en granit et renforcée par deux angles. Elle est enrichie par son superbe portail roman, surmonté d'une ouverture étroite. Celui-ci est composé de trois archivoltes en plein cintre, de bords légèrement biseautés et animés par des tores diédriques. Comme un arc enveloppant, la frise, composée de cercles enchaînés, reproduit le même motif de la sculpture des impostes et s'étale sur les deux côtés du portail.

Malgré une certaine usure provoquée par l'exposition aux intempéries, les chapiteaux demeurent finement sculptés, exhibant des animaux qui s'affrontent, en forte saillie du relief, des motifs phytomorphes et végétaux attachés à l'évasement, ainsi que des entrelacs.

Par contre, la simplicité règne sur les élévations latérales. Sur le côté nord, un seul contrefort qui n'atteint que la mi-hauteur de l'élévation, créant une coupe verticale au milieu de la façade. Sans larmiers, ni modillons, il n'y a que deux ouvertures étroites servant à l'éclairage intérieur.
Façade nord du Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)

Le sanctuaire a également, de ce côté, une élévation complètement dépourvue de tout élément décoratif, présentant cependant quelques marques sur les parements, découlant des interventions de restauration du XXe siècle.

Sur la façade arrière, outre les volumes en échelons, ressortent les croix des pignons de la nef et du sanctuaire, ainsi qu'une fenêtre quadrangulaire qui illumine l'intérieur de la sacristie et qui est accessible par le portail sud.

Façade orientale du Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)

Sur la nef, du même côté, il y a encore des traces de ce qui fut autrefois un larmier de support à un porche, près de l'angle de la façade ouest, placé à la même hauteur du larmier du clocher. Un simple portail, formé d'un arc en plein cintre, permet l'accès à l'intérieur de la nef, après avoir monté les quatre marches à l'entrée. Deux ouvertures étroites, identiques à celles du côté nord, éclairent la nef, tandis que sanctuaire est percé d'une grande fenêtre rectangulaire.

L'élévation sud a, sur une pierre de taille encastrée dans le mur de la nef, à droite du portail, sur la troisième assise au-dessus de la base, une inscription funéraire du prêtre Afonso, datée de 1379 (Ère 1417), que l'on arrive encore à lire, malgré son mauvais état de conservation.

Cette pierre de taille se trouve dans la zone qui abriterait l'ancien cloître du Monastère, au Moyen Âge, endroit où le prêtre aurait été enterré, tel que recommandé à l'époque.
Façade sud du Monastère de Freixo de Baixo (Photo : © SIPA – IHRU)

La sobriété règne à l'intérieur. Le granit excelle en toute sa force sur les parements lisses et épurés. Le font baptismal, d'origine romane, en granit, sans ornementation, avec un garde-corps en bois, se trouve à l'entrée de l'Église, du côté de l'Évangile.

L'arc triomphal, en plein cintre, révèle  une tendance classicisante au niveau des impostes, dénonçant une intervention après l'époque romane. Le plafond et le plancher de la nef et du sanctuaire sont en bois.

Récupération et Amélioration
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En 1935, le Monastère de Freixo de Baixo est classé comme Monument National par le biais d'un processus de classement, démarré deux ans plus tôt.

L'année suivant le classement, l'état de conservation du monument était considéré comme "mauvais" par les services spécialisés. Par conséquent, il est alors décidé de suspendre, à court terme, le culte dans cette Église. Le mauvais état s'étendait à tout le Monastère car il pleuvait dans le maître-autel et le tabernacle.

Récupération et amélioration du Monastère de Freixo de Baixo (Photo: © SIPA – IHRU)Malgré le besoin urgent de réparations, ce n'est que dans les années 1940 que l'Église fut soumise à de profonds travaux de restauration. Ces travaux sont bien documentés dans le Bulletin de la DGEMN - Direção Geral dos Edifícios e Monumentos Nacionais [Direction Générale des Bâtiments et Monuments Nationaux] concernant ce monastère, où l'auteur décrit et insiste sur le caractère profond de l'intervention : outre la remise en état des fondations - qui comprit des travaux de terrassement et de drainage -, tout le bâtiment subit des réparations.

Parmi les travaux effectués, nous soulignons les suivants : démontage et reconstruction du pignon de l'arc triomphal et d'une partie de la façade nord, élévation des murs du clocher, démolition de l'ancienne sacristie et sa reconstruction, piquage de l'enduit, démolition du chœur et des annexes adossées à la tour, reconstruction de la charpente du toit et du clocher de l'Église, et couverture respective, avec une tuile double nationale, revêtement du sol de l'Église, du parvis et du rez-de-chaussée de la tour avec du granit, réparation de la chaire et du maître-autel, y compris le remplacement des éléments en mauvais état, pose de vitraux montés en plomb sur des anneaux en laiton et, finalement, réparation des grilles de fer.

De ce qui précède, il devient évident que l'intervention réalisée fut assez profonde, conduisant à une transformation du bâtiment qui visait la restitution, voire même la mise en exergue de son état primitif, c'est-à-dire de son caractère d'origine médiévale.

Récupération et amélioration du Monastère de Freixo de Baixo (Photo: © SIPA – IHRU)En 1971, une zone de protection spéciale (du patrimoine architectural, urbain et paysager) est créée, permettant d'étendre celle qui existait déjà depuis 1935. Dans le cadre de l'intervention des années 1950, le chemin qui permettait l'accès à l'Église du côté nord est aussi rabaissé. Ce choix s'explique par le fait que ce "chemin (qui) arrivait près de l'Église à un niveau bien au-dessus de celui du sol à l'intérieur, provoquait, bien évidemment, des infiltrations des eaux de la pluie, avec tous les inconvénients inhérents".

Enfin, il faut souligner que c'est dans le cadre de cette intervention que la fresque faisant allusion à la scène de l'Épiphanie a été dégagée, elle se trouvant "à peu près au même endroit où elle avait été enlevée". Cependant, vers 1965, il y a des documents qui indiquent qu'une "partie de la couche chromatique est détachée, un petit fragment étant déjà tombé". Cinq ans plus tard, il est décidé de la retirer et de la remettre temporairement à l'Institut José de Figueiredo pour une intervention de conservation.

En 2010, le Monastère de Freixo de Baixo intègre la Route du Roman. C'est donc dans ce contexte que plusieurs travaux d'intervention au niveau du bâtiment, de sa zone environnante et du parvis ont été récemment prévus. Ceux-ci portent essentiellement sur l'intérieur de la tour, le revêtement du sol et l'entretien des parements et des baies.

Galerie
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En Savoir Plus
Bibliographie

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