Son clocher, de proportions imposantes et formé d'assises de pierres de taille en granit, toutes de la même hauteur, se compose de trois baies d'accès.
Sur le portail (simple et en plein cintre) orienté vers l'ancien narthex, les modillons, les larmiers et les marques quadrangulaires témoignent de l'existence d'un porche.

Au niveau du portail qui s'ouvre sur le côté sud de l'Église, c'est-à-dire, sur l'espace où se trouvait jadis le cloître, les deux pierres de taille sculptées dénoncent une réutilisation : avec un déploiement horizontal, la pierre de taille qui se termine sur un denticulé en bas et, sur celui-ci, un corbeau (?) réutilisé, orné d'un motif floral stylisé.
Sur un plan supérieur, de tous les côtés du clocher, s'ouvrent deux arcs en plein cintre qui enrichissent les façades, abritant les cloches, mais assumant également des fonctions d'éclairage et de ventilation de l'espace intérieur. Prolongeant les impostes de ces arcs, une frise se déploie et contourne la tour.
Il ne reste plus que les fondations du côté sud de l'ancien narthex, mais sa mémoire demeure encore présente dans la conception du petit mur qui délimite l'actuel parvis de l'Église. L'élément le mieux préservé de l'ancien temple roman est donc la façade ouest.

Cette façade, surmontée d'un pignon angulaire, est couronnée d'une simple petite croix terminale en granit et renforcée par deux angles. Elle est enrichie par son superbe portail roman, surmonté d'une ouverture étroite. Celui-ci est composé de trois archivoltes en plein cintre, de bords légèrement biseautés et animés par des tores diédriques. Comme un arc enveloppant, la frise, composée de cercles enchaînés, reproduit le même motif de la sculpture des impostes et s'étale sur les deux côtés du portail.
Malgré une certaine usure provoquée par l'exposition aux intempéries, les chapiteaux demeurent finement sculptés, exhibant des animaux qui s'affrontent, en forte saillie du relief, des motifs phytomorphes et végétaux attachés à l'évasement, ainsi que des entrelacs.
Par contre, la simplicité règne sur les élévations latérales. Sur le côté nord, un seul contrefort qui n'atteint que la mi-hauteur de l'élévation, créant une coupe verticale au milieu de la façade. Sans larmiers, ni modillons, il n'y a que deux ouvertures étroites servant à l'éclairage intérieur.

Le sanctuaire a également, de ce côté, une élévation complètement dépourvue de tout élément décoratif, présentant cependant quelques marques sur les parements, découlant des interventions de restauration du XXe siècle.
Sur la façade arrière, outre les volumes en échelons, ressortent les croix des pignons de la nef et du sanctuaire, ainsi qu'une fenêtre quadrangulaire qui illumine l'intérieur de la sacristie et qui est accessible par le portail sud.

Sur la nef, du même côté, il y a encore des traces de ce qui fut autrefois un larmier de support à un porche, près de l'angle de la façade ouest, placé à la même hauteur du larmier du clocher. Un simple portail, formé d'un arc en plein cintre, permet l'accès à l'intérieur de la nef, après avoir monté les quatre marches à l'entrée. Deux ouvertures étroites, identiques à celles du côté nord, éclairent la nef, tandis que sanctuaire est percé d'une grande fenêtre rectangulaire.
L'élévation sud a, sur une pierre de taille encastrée dans le mur de la nef, à droite du portail, sur la troisième assise au-dessus de la base, une inscription funéraire du prêtre Afonso, datée de 1379 (Ère 1417), que l'on arrive encore à lire, malgré son mauvais état de conservation.
Cette pierre de taille se trouve dans la zone qui abriterait l'ancien cloître du Monastère, au Moyen Âge, endroit où le prêtre aurait été enterré, tel que recommandé à l'époque.

La sobriété règne à l'intérieur. Le granit excelle en toute sa force sur les parements lisses et épurés. Le font baptismal, d'origine romane, en granit, sans ornementation, avec un garde-corps en bois, se trouve à l'entrée de l'Église, du côté de l'Évangile.
L'arc triomphal, en plein cintre, révèle une tendance classicisante au niveau des impostes, dénonçant une intervention après l'époque romane. Le plafond et le plancher de la nef et du sanctuaire sont en bois.